On en parle ?

L’acceptation de soi, un sujet tabou

Ça fait des semaines que je me demande par quoi commencer pour mon premier article « love ». Et ça fait des semaines que j’hésite, que mon cerveau est en ébullition et que je suis bombardée d’idées et de concepts différents. Vous voyez le bazar? Alors je me suis dit qu’il était peut-être intéressant de commencer par le pourquoi du comment. Pourquoi a-t-on tant de difficultés à en parler?

Tout d’abord parce que c’est un sujet très récent dans la sphère sociale et qu’il y a beaucoup d’informations (parfois contradictoires). Ensuite, accepter son corps dans un monde qui veut le modifier, le lisser, le perfectionner, n’est-ce pas un peu un acte rebelle par extension? Un acte qui va à l’encontre de ce que la société attend de nous et de notre corps? Enfin, c’est un sujet très personnel, c’est oser admettre qu’on a des défauts, c’est parler de son intimité aussi et ça rend la chose encore plus vraie.

Après, il faut affronter les 1001 concepts de l’acceptation de soi qu’on peut rencontrer sur internet. Je ne suis pas une gouru du self-love : croyante depuis des années, je suis pratiquante depuis juin 2020 seulement. Essayons de décortiquer ces idées ensemble et on y verra sûrement plus clair :

Body positivity : un mouvement social qui est né dans les années 90′ de deux femmes qui sont en faveur de l’acceptation et l’appréciation de tous les types de corps humains. Ce mouvement encourage l’estime de soi et célèbre la diversité de TOUS les corps.

Body confidence : prône la confiance en soi et la confiance en son corps, peu importe les défauts que l’on pense avoir.

Body neutrality : ce mouvement est apparu en réaction au mouvement de « body positivité ». Ces dernières années la body positivité a été sur le devant de la scène sociale et déformée par les réseaux sociaux. C’est devenu un mouvement qui encourage les gens à aimer leur corps « no matter what » et certain.e.s ressentent une pression d’aimer leur corps. Les personnes ne se sentant pas capable d’aimer leur corps inconditionnellement (parce que toutes leurs vies, elles l’ont détesté) se sont donc retrouvé.e.s en marge du mouvement. C’est de là qu’émerge la « body neutrality ». Le terme est apparu vers les années 2010. L’idée principale est de nous éloigner de la haine envers soi-même, sans pour autant être obligée d’aimer son corps. Le but est d’atteindre un respect de son corps sans pour autant être négatif ou positif envers celui-ci.

Self-love : amour de soi

Et donc?

Au début je pensais être à fond dans le mouvement « body positivity ». Le fait de me renseigner sur le mouvement « body neutrality » m’a permis de remettre les choses en perspective. Il y a des jours où j’aime mon corps et d’autres jours où je le déteste (ça arrive à tout le monde) mais je ne m’oblige pas de l’aimer tous les jours. J’essaie « simplement » (et ce n’est pas simple) d’être bienveillante avec lui, sans être obsédée par mon corps, l’alimentation ou le sport. L’objectif de la « body neutrality » est également de libérer de l’espace mental : ce n’est pas de penser plus positivement à propos de son corps, c’est de moins y penser tout court. Le plus important est de savoir qu’on mérite d’être aimée (des autres et de soi), peu importe notre poids, notre corpulence ou morphologie. Et aussi de se rappeler que le chemin est long. Ce n’est pas du jour au lendemain que j’ai commencé à être bienveillante avec mon corps. Mais qu’il en vaut la peine.

©Elias Maurer

Tout le monde peut se sentir mal dans sa peau. Qu’on soit petite, grosse, grande, en bonne santé ou mince, chacun.e d’entre nous peut détester son corps. Qui n’a jamais pensé d’une amie plus mince et plus musclée que vous, qu’elle n’avait pas à se plaindre? Coupable ! Le manque d’estime de soi, d’acceptation et de respect de son corps peut manquer à tout le monde.

J’espère pour vous que le monde du « self-love » est un peu plus clair ! Et un peu plus doux…❤️ On se retrouve maintenant tous les 2ème samedis du mois pour parler looooooove ! J’ai hâte !

Love,
A

PS : j’ai écrit tout ceci en mangeant un donut

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